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Alimentation consciente : ma définition

J’avais ce terme d’alimentation consciente qui me parlait beaucoup pour décrire le type d’alimentation que je pousse avec question d’équilibres : une alimentation plus végétale, moins transformée et de saison.

Une alimentation qui est bénéfique pour nous, pour les autres êtres humains, pour les animaux et pour la planète. 

Mais en faisant des recherches sur ce terme, je me rends compte qu’il sert à décrire totalement autre chose. Une alimentation où l’on écoute son corps pour ingérer des aliments en conscience et …

… maigrir. 

Peut-être que ce n’était pas la volonté première de cette appellation d’ “alimentation consciente”  que d’être une énième façon de perdre du poids.

Il n’empêche que maintenant les vidéos, sites et réseaux sociaux tournent tous autour de ce sujet (de façon plus ou moins insidieuse, on n’utilise pas toujours le mot maigrir). 

Quel dommage !

Quel dommage que cette belle appellation d’alimentation consciente serve encore une fois un but esthétique (car oui, c’est ce que je pense, derrière tous les régimes que l’on voit pulluler en ligne le but final est de nous faire rentrer dans des normes physiques même si on utilise toujours le fameux critère de la santé pour se permettre de le dire dans l’espace public). 

Du coup, j’avais envie de développer ce que moi j’entends par alimentation consciente, et peut-être aurez vous une idée d’appellation pour la qualifier 🙂

Une alimentation consciente, l’est d’abord envers nous même.

C’est à dire prendre le soin de choisir des aliments dont on connaît la provenance, des aliments qui n’ont pas soufferts avant d’être des aliments, des aliments que l’on aime et que l’on est content(e) de manger, des aliments qui poussent à la saison à laquelle on les mange. 

C’est également comment nous nous attablons, comment nous dégustons ces aliments, comment nous les préparons pour les mettre en valeur, comment nous sommes heureux(ses) de les manger avec d’autres personnes, c’est simplement la notion de plaisir qui se dégage quand on les consomme. 

Et enfin, c’est de choisir des aliments en conscience en sachant qu’ils seront bénéfiques pour nous et notre santé. 

Et cela, parce qu’il est important, pour nous, de respecter notre merveilleux corps et pas pour rentrer dans un quelconque critère esthétique. 

Je ne dis pas ça pour faire du politiquement correct. Évidemment que le surpoids et l’obésité apportent certains problèmes de santé (ce qui ne veut pas dire que certaines personnes minces n’ont pas également d’autres problèmes). 

Cependant, je déteste le discours ambiant autour du surpoids. 

Manger en conscience c’est prendre soin de son corps et de son âme (ou esprit, conscience ou peu importe comment vous l’appelez). 

Ça va au-delà de manger pour se nourrir.

Peut-être qu’en adoptant une alimentation vraiment en conscience, on perd des kilos qui sont superflus ou peut-être pas car c’est notre morphologie, nous avons un problème physiologique ou autre, je ne suis pas médecin. 

Mais dans tous les cas nous sommes heureux(se) d’avoir apporté les bons aliments à notre corps. 

Dans cette optique, une alimentation consciente va souvent de paire avec une hygiène de vie globale. 

Pas celle de se lever à 6h du matin pour faire un footing et méditer 1h, à moins que ce soit votre truc 😉

Simplement celle de prendre soin de son être physique et psychique, parce que ça nous apporte du plaisir. 

Mais une alimentation consciente l’est aussi vis à vis de notre écosystème. 

Une alimentation consciente, c’est choisir des aliments dont on connaît la provenance. Dont on sait par exemple qu’ils n’ont pas exploité d’autres êtres humains. 

C’est choisir de consommer local et de saison, au plus proche du producteur possible. 

C’est mettre son argent dans des aliments dont on sait qu’ils servent à faire vivre et s’épanouir des personnes et non des multinationales. 

Ça va évidemment de pair avec consommer moins transformé. 

Ça ne veut pas forcément dire manger locavore, à moins que vous ayez l’envie et les moyens (pas que économiques) de le faire. Tout est une question d’équilibre encore une fois. 

Ça peut également être de choisir son café ou son chocolat, qui sont forcément produits plus loin, auprès de petites marques certifiées qui ne s’approprient pas tout l’argent de la vente de leurs produits au détriment des agriculteurs. 

Bref, c’est à vous de définir vos propres critères et de mettre la jauge où vous le souhaitez mais pour moi une alimentation consciente, est une alimentation qui a contribué à faire vivre décemment d’autres êtres humains et n’a pas simplement enrichie des grosses entreprises. 

Dans notre écosystème, il y a également les animaux. Pour moi une alimentation ne peut pas être consciente si elle ne prend pas en compte ces être vivants et sentients. 

Ça ne veut pas forcément dire avoir une alimentation 100% végétalienne (en tous cas c’est mon opinion), mais ça veut dire prendre conscience des aliments d’origine animale que nous consommons. 

Suis-je vraiment certain(e) des conditions d’élevages et de mise à mort de cet animal que je vais consommer ou dont je vais consommer les produits dérivés. 

Et pas seulement en se reposant sur des labels plus ou moins fiables qui ont été inventés pour nous donner bonne conscience, justement. 

Mais vraiment, en faisant ses recherches. 

Avec internet c’est assez simple maintenant de casser nos bulles, ou si on est à proximité de la campagne de pouvoir acheter directement à un agriculteur que l’on connaît. 

En tout cas, de faire son travail en toute conscience avant de consommer un produit animal ou dérivé et pas seulement se reposer sur de jolis labels verts avec des vaches qui sourient. 

En faisant ce travail, nous sommes amenés à consommer bien moins de produits animaux, simplement car ceux qui sont faits de “la bonne manière” sont extrêmement rares et coûtent bien plus chers (ceux qui coûtent chers, ne sont pas forcément fait de “la bonne manière”, cependant)

Mais c’est ça une alimentation consciente aussi, c’est acheter des aliments à leur juste valeur, prendre soin de les déguster et arrêter la surconsommation qui n’apporte qu’un plaisir très éphémère. 

Enfin, une alimentation consciente l’est envers notre magnifique planète.

C’est une alimentation qui essaie d’avoir le moindre impact possible sur notre environnement. 

C’est une alimentation qui ne gâche pas, qui utilise au maximum les “déchets organiques” qu’elle produit (soit en les cuisinant soit en les utilisant pour d’autres choses (quelques exemples ici)), c’est une alimentation qui génère le moins de déchets non organiques possible (plastique et autre).

C’est une alimentation qui fait parti du grand cycle de la vie et non pas qui pille et use tout sur son passage. 

Ce qui veut dire en quelques mots une alimentation beaucoup plus végétale, non transformée et de saison. 

Ah et puis une alimentation consciente c’est aussi de ne pas s’auto flageller quand on ne respecte pas ces  critères à 100%, c’est être aussi bienveillant envers nous même qu’on l’est envers tous les protagonistes dont on vient de parler.

Voilà pour ma vision de l’alimentation consciente, vous avez une idée de comment on peut l’appeler du coup ? 

Et vous c’est quoi votre vision d’une alimentation plus consciente ? 

À très vite XX

Rebecca

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